Garantie de contrepartie
Les Bourses permettent de réduire le
risque de contrepartie
(le risque de ne pas être payé ou livré) pour deux raisons :
Ainsi en cas de problème, la société de compensation se
substitue au membre défaillant et paie ou livre les titres.
Pour se prémunir, les sociétés de bourse ont mis en place
un système de chambre de
compensation, où celle-ci est acheteur et vendeur de
tous les contrats. Tout d'abord les intervenants sur un
marché organisé déposent une caution par contrat. Cette
caution servira à payer les éventuelles pertes. Ensuite,
quotidiennement, la société de Bourse calcule le gain ou la
perte potentielle de chaque intervenant en fonction du cours
du jour. Si la perte potentielle dépasse la caution versée
alors l'opérateur de marché doit la compléter en versant de
l'argent, c'est l'appel de marge, appelé aussi couverture
des positions. Cet argent sert à verser les gains à
l'opérateur potentiellement gagnant.
Cette garantie collective propre à un
marché organisé
n'existe pas pour les opérations dites « hors bourse » (ou
de gré à gré).
Cette quasi-absence de risque de contrepartie fait des
marchés organisés un lieu privilégié pour couvrir une
position, et donc un lieu privilégié de spéculation. Ainsi
la quasi-totalité des contrats (achat et vente) des marchés
organisés sont revendus avant terme et s'éliminent deux par
deux (achat et vente). Il ne reste que très peu de contrats
qui sont effectivement livrés.
Le système des
contrats à terme peut donner lieu à des situations
cocasses où des investisseurs se retrouvent « collés » avec,
par exemple, un contrat de pommes de terre ou de blé à
recevoir car elles ont trop tardé à revendre leur contrat et
n'ont pas trouvé acheteur.
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